mercredi 3 juin 2009


Une autre photo, sous un autre angle!

Un an plus tard

Une photo dit tout, non?

Toute une année est passée et beaucoup de travail a été fait. Le siège a été particulièrement difficile à compléter.

J'ai roulé avec le vélo durant tout l'été 2008 et accumulé plusieurs centaines de kilomètres. Au printemps 2009, le temps du siège et de la peinture était venu.

Et voilà, c'est un court article aujourd'hui. À plus!

dimanche 1 juin 2008

La poulie

J'ai finalement donné un nom au pignon qui supporte la chaîne du côté puissance (celui au milieu de la bicyclette): la poulie.

J'ai roulé longtemps avec un galet de 11 dents de dérailleur arrière pour la poulie. Mais comme le galet est petit, la chaîne vibre beaucoup. En effet, quand une dent 'prend' la chaîne, en tournant, le galet fait remonter la chaîne. Avant que la dent suivante ne prenne la chaîne, la première dent redescend de l'autre côté. La chaîne monte et descend à chaque maillon. La vibration est visible lorsqu'on roule. Mais ce qu'il y a de pire, c'est qu'elle est ressentie dans les pieds. Mes orteils s'engourdissaient lors des longues randonnées.

Donc, je ne pouvais y couper; il me fallait une nouvelle poulie plus grande.

J'ai recupéré une roue arrière vélo de mauvaise qualité qui ne servait plus. Plusieurs rayons de cette roue sont cassés et je l'ai déjà fait réparer une ou deux fois. Je n'ai pas espoir qu'une nouvelle réparation sera la bonne: la jante est trop faible je crois. Alors, sur cette roue se trouve un jeu de pignons. Je suis allé chez un mécano de vélo et il ma l'a défait, non sans qu'il ait voulu savoir pourquoi, question à laquelle j'ai répondu "c'est pour un bricolage". Parmi les pignons, celui de 18 dents est le plus grand utilisable.


Comment j'allais monter ce pignon sur un essieu? Eh bien je me suis posé la question plusieurs jours. J'ai passé plusieurs idées. Plus de cinq. Finalement, j'ai opté pour l'idée suivante. J'avais récupéré des patins à roues alignées dans un tas de déchets. Au moins l'une des roues avait une paire de roulements à billes neufs. Une roue de patin est composée d'un coeur en plastique avec le 'pneu' en matériel mou mais résistant autour. Les roulements s'insèrent avec précision dans le coeur. Une fois le pneu retiré, on peut voir le coeur. Il est formé d'un cyclindre avec une muraille au milieu. Une photo sera beaucoup plus claire:



Le pignon peut être mis sur le coeur de la roue et il vient s'appuyer sur la muraille centrale. Mais il faut tenir le pignon bien au centre sur la roue. Alors j'ai pensé que je fabriquerais une rondelle de métal qui elle se glisserait précisément sur le coeur jusqu'à la muraille. Le pignon se trouvera de l'autre côté de la muraille et quatre boulons iront du pignon à la rondelle pour tenir le pignon au milieu. Encore une fois, les images sont plus édifiantes.


Incroyablement, le 'hole saw' qui a servi à percer le tube horizontal était exactement de la bonne dimension. Le trou s'ajuste très bien au coeur. Une fois la rondelle taillée, on peut la glisser sur le coeur.

Ensuite, j'ai percé la rondelle et le pignon en même temps, après m'être assuré que les deux étaient bien concentriques. C'était la partie vraiment délicate. C'est la précision de cette étape qui allait décider si le pignon allait se trouver parfaitement au centre du moyeu.


Après, on peut mettre la rondelle d'un côté, le pignon de l 'autre, des boulons et voilà:


L'autre côté.

Les roulements s'insèrent au milieu. Ils acceptent un moyeu d'un quart de pouce. Par un autre heureux hasard, j'avais un long boulon de cette dimension avec une portion sans filet juste assez longue. J'ai fabriqué un nouveau support plus léger et un guide pour la chaîne:


Il me faut un guide de chaîne sérieux parce que lors de ma première sortie avec cette poulie, la chaîne en descendait sans cesse. Encore là j'ai passé quelques idées avant d'en venir à cette solution. Ma première idée avait été un tube de plomberie en plastique. Le tube était tranché sur sa longueur pour donner un 'U' comme celui en métal que j'utilise en ce moment. Mais le tube manquait de rigidité pour garder la chaîne dans le droit chemin. Toute cette partie du vélo a pris pas mal de temps. La poulie est une partie à ne pas négliger.

J'ai fait plusieurs kilomètres avec cette poulie et maintenant je ne m'en soucie plus. Une autre étape franchie!

dimanche 4 mai 2008

Ajustement au cadre

Il y a un petit problème avec le cadre: la chaîne le touche quand je sélectionne les deux plus petits pignons. C'est le genre de chose que même un super plan ne peut détecter, à moins de tout modéliser en trois dimensions! Et encore, il faut prévoir un peu plus de dégagement parce que quand la chaîne monte ou descend sur les pignons, elle s'élève encore plus.

J'ai défait la roue arrière et le siège et j'ai couché le vélo sur l'établi. Puis à l'aide d'un fer-angle d'acier, j'ai frappé le cadre au bon endroit pour le faire plier. J'ai utilisé une petite plaque de métal épais entre le fer-angle et le cadre pour ne pas faire de marques. Avec beaucoup de patience, j'ai remonté la roue, vérifié le passage de la chaîne et noté le point de contact (il bouge au fur et à mesure que le passage se forme). On tapoche encore. On vérifie. On tapoche encore. On vérifie. On ne veut surtout pas aller trop loin ou briser le cadre.

À un certain point, j'ai pensé simplifier le travail en insérant une rondelle sur le moyeu entre la cassette et le cadre. Cela a bien fonctionné, le dégagement est devenu très bon. Mais le moyeu ne dépassait plus beaucoup et donc le dropout ne pouvait pas s'y appuyer solidement. En plus, il me fallait serrer le quick-release très fortement pour éviter que la roue ne bouge sous l'effort de pédalage. Et j'ai trouvé que cela déplaçait un peu ma roue par rapport au centre du cadre, à moins que je ne mette une rondelle de chaque côté... Bref, pas idéal. Vaut mieux utiliser un peu plus de patience et de continuer à agrandir le passage à coups de marteau.

Maintenant, j'y suis presque. Je n'entend plus de bruit mais un ruban gommé collé sur le cadre est endommagé après une randonnée. Encore un millimètre à gagner!

Essai routier

J'ai une quarantaine de kilomètres d'accumulés sur mon vélo. Ça roule bien! Rien n'est tombé par terre et c'est déjà ça!

Vous brûlez sans doutes savoir comment ça se comporte un vélo à position allongée? Eh bien ce n'est pas difficile du tout. Quand même, il faut quelques kilomètres avant de l'avoir bien en main. Ma première impression était qu'il fallait bien le surveiller parce qu'il ne se rétablissait pas tout seul aisément. Impossible de le conduire sans les mains. On se sait pas trop comment s'arrêter et rester sur place. On rate parfois nos départs. Il est difficile de placer le vélo dans une courbe pour passer dans un passage étroit.

Mais avec le temps et en jouant avec, on s'habitue, on devient plus habile et plus confiant.

Le vélo requiert plus d'angle dans les virages et il faut redécouvrir comment provoquer le virage. Je penche la tête et le haut du corps et j'exagère l'inclinaison et le vélo entre en virage et tient très bien.

Il arrive que les talons accrochent la roue avant quand on vire serré. L'accrochage des talons est un peu dangereux car cela donne un coup et pourrait empêcher le rétablissement de l'équilibre. Mais on développpe l'habitude d'y faire attention. Pour le moment, ce n'est pas frustrant.

Ce que j'ai trouvé de mieux pour les arrêts c'est de sortir la jambe sur le côté du siège et de reposer le pied à plat au sol. Le vélo se trouve un peu incliné et on est en contrôle. Au début, je laissais la jambe pointée vers l'avant et je ne pouvais rejoindre le sol que du bout du pied.

Je remarque que j'arrête de pédaler dans les virages, une habitude importante sur un vélo droit. Sur un recumbent, c'est ridicule puisque cela n'est pas nécessaire avec un pédalier aussi élevé.

Après bien des kilomètres, j'ai mal au fessier. La planche est horizontale et mon corps a toujours tendance à glisser vers l'avant ce qui tire sur la peau des fesses. Mais cela n'est pas une surprise, mon siège est temporaire et je m'attendais à faire des ajustements. J'ai donc ajouté une petite planche inclinée sur le siège. Ça va mieux, mais il reste une petite douleur. Il y a aussi une douleur aux omoplates. Cela est probablement dû au fait je que suis couché directement sur du bois. Il y a des carreaux de plancher-mousse que je vais fixer sur le siège. Ensuite, on poursuit les tests pour voir s'il y a d'autres problèmes! L'angle du dossier est très incliné mais finalement, j'aime bien. Je crois que cela restera ainsi dans le siège final.

Le frein avant

Finalement, j'ai trouvé la réponse au mystère du frein avant. Je vous rappelle que mon problème était que le câble qui actionne le frein avant sort par la droite, directement dans la chaîne. C'est d'autant plus compliqué que le guidon tourne ce qui fait que tout cela bouge.

J'ai envoyé un courriel à Rans, les fabriquants du V-Rex que je copie, un a Tektro, la compagnie qui fait le frein du V-Rex et j'ai contacté 1HP Cycles. Ah oui, j'oubliais, j'ai aussi envoyé un courriel à Recumbent Parts. 1HP Cycles a été surpris (avec raison, comme vous le verrez plus tard). Recumbent Parts m'a dit ce c'était un frein ordinaire. Rans et Tektro n'ont pas répondus.
Alors à ce point là, j'avais quelques options.
  1. trafiquer le frein de façon à inverser la sortie du câble
  2. trafiquer encore plus et couper les 'têtes' des leviers, les intervertir et les faire souder
  3. trouver le frein 'gaucher'
J'ai fini par trafiquer le frein. J'ai enlevé la vis qui serre le bout du câble (à gauche) et retiré la boucle de métal à droite qui tient la nouille. La nouille, c'est le petit tube coudé en aluminium. Il a suffit de limer le rivet pour le retirer. J'ai mis la boucle du côté gauche avec une vis. Comme je ne pouvais pas serrer le câble simplement avec une autre vis du côté droit (c'est une toute petite vis numéro 6, environ 3mm), j'ai récupéré une vis à câble d'un vieux frein et j'ai fait une petite plaquette. La plaquette a deux trous: un trou pour la vis à câble, un trou pour fixer la plaquette au levier.

Malheureusement, je n'ai pas de photo pour vous. J'en aurai une, c'est promis.

Mon frein fonctionne à merveille! Maintenant, je peux rouler pour de vrai.

C'est ensuite que j'ai trouvé par hasard la solution à cette charade. En parcourant mes photos, j'ai revu les agrandis du V-Rex. Le V-Rex a bien un frein ordinaire. Mais le câble est placé de façon à ce que la nouille se place à l'horizontale. Le câble se courbe et traverse de l'autre côté du cadre et remonte ensuite. Je pourrais très bien faire cela. Je vais essayer en tous les cas. Ça peut valoir la peine puisqu'il n'est pas impossible que mes petites vis numéros 6 finissent par se dévisser. À chaque freinage, il y a une petite rotation de la boucle de métal et de la plaquette ce qui à la longue provoquera un dévissage. Je pourrais alléger ce problème avec un écrou équipé d'une bague de nylon. On verra bien.


samedi 3 mai 2008

La fin de la phase 1

Tout d'abord je dois vous dire que j'ai été bien occupé. Comme je préférais travailler sur le vélo plutôt de d'écrire un article à propos du vélo, j'ai pris du retard. Alors voici un retour dans le passé...

Mercredi 23 avril

Finalement le cadre est soudé. J'avais tout préparé et après une semaine d'attente pour que les horaires s'alignent, moi et mon père sommes allés chez un soudeur de talent. Mon père le connait depuis longtemps: le monsieur est un genre de mécanicien, le propriétaire d'un garage pour avions. Les propriétaires de petits avions viennent le voir pour toutes sortes de réparations.

J'ai tout apporté. La table, les roues, le guidon, tous les composants de vélo et les petites pièces. Nous nous sommes installés et le soudeur a tout mis ensemble. Il a commencé par la soudure supérieure du tube de fourche. Puis le boîtier de pédalier. Il a même comblé l'ouverture de 5 mm entre le tube horizontal et le boîtier. Ensuite le bases et les haubans. Nous n'avons pas oublié le tube du dérailleur avant ainsi que la petite plaque pour guider le câble de ce dérailleur. J'ai vérifié la position correcte des morceaux au fur et à mesure. La table et ses supports ont vraiment étés utiles. Tout le travail que j'y ai mis en valait la peine. La soudure a été simple à coordonner. Il va sans dire que la grande expérience de mon père et celle du soudeur combinée y a été pour quelque chose: ces gars là savent y faire!

J'ai eu un bref instant de stress quand est venu le moment de sortir le cadre des supports car j'ai cru qu'il serait impossible de le sortir de l'enchevètrement des planches. Au pire, je me suis dit que l'on pourrait toujours scier le ou les supports problématiques. Mais finalement, nous avons tourné le cadre et il est sorti.

Le soudeur a retourné le cadre à l'envers et a terminé les soudures qui sont vers le bas. Il a fait tout le travail au TIG. La machine qui alimente le 'fusil' est gigantesque: c'est gros comme un réfrigérateur. Le fusil est quant à lui très petit. C'est merveilleux de souder au TIG. Ça ne fait pas de dégats avec une pluie de métal en fusion qui revole comme le MIG. Le travail de soudure n'émettait aucun son, aucun crépitement, ce qui est aux dires de mon père un indice de qualité et de contrôle. Cette méthode de soudure permet même à un assistant de tenir un morceau à la main pendant que le soudeur applique une petite goutte de métal, à condition d'avoir les doigts à au moins 20cm. Mais après une longue soudure, il faut se méfier: le métal est extrêmement chaud. Inexplicablement par contre, il y avait des rubans collants pour identifier les tubes qui n'ont pas cramés.

Je n'ai fait que deux erreurs. Heureusement, elles sont sans conséquences. Premièrement, la potence a été soudée à l'envers. C'est à dire que la 'pince' (la partie où le guidon s'enfile) pointe du même côté que la potence originale qui se fiche dans la fourche. Cela éloigne les poignées du conducteur et les rapprochent des genoux. Pour le moment, les genoux passent très près, mais ça passe. Je ne me cogne pas souvent les genoux. L'autre effet est que les bras sont plus dépliés ce qui donne un meilleur aérodynamisme. Je vais attendre avant de prendre ma décision à savoir si je retourne la pince ou pas. Si je le fait, je vais simplement couper le tube vertical et le refaire souder à 180 degrés.

La deuxième erreur concerne les poteaux de frein arrière. Après que le cadre fût soudé, nous avons installé la roue arrière afin de déterminer la position (leur distance par rapport au moyeu) des poteaux de frein. De plus, il s'est avéré que les tubes de base étaient trop éloignés l'un de l'autre, ce qui mettait les poteaux trop loin par rapport à la jante. En fait, les poteaux pouvaient entrer entre les tubes plutôt que de venir s'y asseoir. J'avoue que c'est difficile à expliquer sans un dessin ou une photo. Il se trouve que les poteaux touchaient à peine les tubes. Mais le soudeur les a soudés en remplissant l'espace entre le tube et le poteau de frein. C'est pas chic mais une fois peinturé, ce serait bien beau. Après, je me suis rendu compte que les poteaux sont très loins du moyeu. Cela me force à utiliser l'ajustement extrème des patins de frein pour qu'ils fassent contact avec la jante. Pas fameux, mais cela marchera. Au pire, je couperai les poteaux et j'en achèterai des neufs. J'ai découvert que Cycles Lambert (un fournisseur de pièces de vélos) en distribue.

J'avais cru aussi les les bases seraient assez rigides pour contrer la pression du frein au freinage. Quand on conçoit un frein, il faut penser que ceux-ci pousseront les tubes vers l'extérieur lors du freinage. Il faut donc que le cadre soit suffisamment rigide à cet endroit. J'avais pensé à souder un pont entre les tubes, juste au delà de la roue, mais je sais que mes tubes sont surdimensionnés. Alors j'ai choisi d'attendre avant de faire un pont. Il sera toujours temps d'en ajouter un plus tard. Il est maintenant évident qu'il me faudra un pont: le freinage est anémique! Quand on serre le frein, on peut voir les tubes s'écarter. Parfait, je vais ajouter un pont avec une monture pour fixer le garde-boue.

J'ai choisi un emplacement pour le vissage du support de la poulie centrale, celle sur le côté puissance de la chaîne. Ce vissage est composé d'écrous de raccord (des écrous ordinaires, mais très longs qui permettent de visser deux vis, chacunes de chaque côté). Le soudeur m'a dit qu'il faudrait écorcher leur surface parce que les écrous sont galvanisés et que le métal galvanisé rend le travail de soudure plus difficile. J'ai passé les écrous à la meule et le soudeur les a fixés.

J'ai ensuite choisi un endroit pour fixer la poulie de retour (celle sur le côté retour de la chaîne). Je pensais y mettre un simple écrou mais les deux experts ont dédaignés cette option. Ils ont recommandés de souder un boulon. C'est ce que nous avons fait et je dois dire que cette idée est de loin la meilleure. La fixation est excellente.

J'allais oublier la fourche. C'est normal, cela a été tellement simple. J'ai installé mes supports, je l'ai mis dedans et vérifié l'alignement et hop! La fourche était complétée. Dire que je me suis inquiété à savoir si c'était possible de souder bout à bout comme cela.

Le soir même du jour de la soudure, moi et mon père avons installés la fourche. Les coupes du roulement se sont enfilées dans le tube de fourche de belle façon: serré mais pas trop. Après nous avons fabriqué les tubes pour soutenir le siège et pouvoir s'asseoir sur le vélo. À ce point là, le pédalier était aussi installé. La potence, le guidon et hop! Wow! Ça ressemble à un vélo!




Jeudi 24 avril

Cette journée là, je l'ai passée à améliorer mon attache entre le siège et le tube. Quand j'ai dit à mon père que j'allais simplement percer le tube horizontal, il a trouvé que ce serait un sacrilège de faire cela à un si beau tube en plus de ne pas ajustable. Il aurait été impossible de reculer ou d'avancer le siège sans percer de nouveaux trous. J'ai donc cherché une bande d'acier afin de faire une demi-lune qui suivrait la courbure du tube. Je devais aussi replier les montures de métal qui étaient déjà fixées au siège.

Ce travail c'est avéré très difficile. Après beaucoup temps et d'efforts, j'ai décidé de fixer une paire de tiges en "L" en aluminium sous le siège et d'utiliser des fixations en "U" pour agripper le tube. Parfait, rapide et facile!

Vendredi 25 avril

Cette journée là, au tour des poulies. La plaque que j'avais déjà taillée était trop courte. Elle ne pouvait soutenir la poulie suffisamment haute pour que la chaîne y repose peu importe le plateau et pignon choisi. Alors j'en ai taillée une autre, toujour en plaque d'acier d'un huitième de pouce. Allez, on fabrique solide! Ce vélo va passer son temps à réaccélérer parce que c'est un 'commuter', alors vaut mieux ne pas perdre d'énergie dans l'entraînement!

Il me fallait un boulon de 5mm pour jouer le rôle de moyeu pour la poulie. C'est dur à trouver du métrique au Canadian Tire! Finalement, j'ai trouvé des boulons métriques dans un distributeur de pièces d'autos. Une bonne place pour les morceaux difficiles à trouver.

Pour la poulie avant, j'ai fabriqué deux petites plaques de 1/ 16 de pouce. J'ai trouvé cette feuille de métal chez une sympatique entreprise de soudure familiale de l'est de Montréal. J'ai taillé un tube d'aluminium pour créer un espace entre la tête du boulon et la plaque afin d'aligner la poulie avec les plateaux et un autre petit bout de ce même tube pour l'espacement entre les plaques. Encore là, la poulie roule sur un boulon de 5mm. Je n'ai eu qu'à ajouter une paire de rondelles de chaque côté des galets pour assurer que la chaîne passe sans s'accrocher.

Après, j'ai installé les dérailleurs et leurs câbles. Ce fût facile, pas de problèmes.

Quand j'en viens au frein avant, je me rend compte que le câble va sortir du côté de la chaîne. Il semble impossible d'éviter l'accrochage entre la chaîne et le câble! Zut! Je me dit alors que le V-Rex de Rans doit avoir un frein avant spécial avec le câble qui sort à gauche. Je fouille dans le catalogue de Cycles Lambert: ça n'existe pas. Le site de Rans mentionne que le frein est un Tektro MT15. Je vais chez Tektro: pas de MT15. J'appelle 1hpcycles: le gars est étonné et doit vérifier.

Je me dis alors: "J'ai un frein arrière, alors c'est pas si mal. Je vais trouver un frein pour l'avant plus tard."

Bingo, le vélo est prêt à rouler.

Yippee!

Alors je monte et tout marche super! Bien sûr, je n'ai que le frein arrière qui est faible, mais ça avance!

Ça fait deux années que je rêve à ce vélo et je l'ai enfin. D'accord, j'ai perdu beaucoup de temps en abandonnant le projet plusieurs fois dû à un manque d'énergie et de temps et des problèmes au travail. Il aurait pu être complété beaucoup plus tôt. C'est le cadre qui est l'obstacle premier. On réfléchi. On se demande si tout est OK. Comment va se passer la soudure? On prend beaucoup de mesures. La table et ses supports prennent un temps fou et on cherche à être précis. C'est vraiment le rêve de le conduire qui m'a fait continuer. Quand j'allais au travail avec mon vélo droit, j'en rêvais et cela me donnait un autre petit coup pour continuer.

Une fois de l'on a le cadre, c' est parti! Bien sûr, il me reste à faire un siège convenable qui est de la même qualité que le reste et à découvrir et corriger les bobos. Puis le tas d'autres petits trucs: lumières, paniers, gardes-boue, etc.

Mais je plane sur le dos de mon vélo. C'est un peu ça conduire un vélo couché, on se laisse porter par le vélo et on sert de moteur. Sur un vélo droit, c'est plus comme marcher, mais assisté de roues.

Donc, fin de la phase 1, début de la phase 2: siège et fignolage.